Jadis arrière-pays de vin de masse et de blé au nord du Cap, le Swartland est devenu, dans les années 2000, le creuset de la révolution du vin sud-africain. Une bande de jeunes vignerons y a redécouvert son trésor : de vieux gobelets noueux et non irrigués de chenin blanc et de cinsault, en culture sèche sur granite et schiste, donnant des vins d'une intensité et d'une fraîcheur saisissantes.
Leurs rouges et blancs de faible intervention, tournés vers le Rhône et les vieilles vignes — syrah, grenache et surtout un chenin texturé et minéral — ont refait l'image du pays. Le Swartland est aujourd'hui la région la plus stimulante et influente d'Afrique du Sud, preuve de ce que ses vieux vignobles pouvaient être depuis toujours.