Un vignoble coincé entre deux Grands Lacs et une chute d'eau. Les replats au pied de l'escarpement du Niagara retiennent l'air réchauffé par le lac Ontario, rendant la viticulture possible sous un climat d'extrêmes continentaux. Pendant un siècle, la péninsule cultiva des hybrides pour des vins mutés et doux ; la conversion aux cépages vinifera à partir des années 1970, scellée par la norme de qualité VQA en 1988, refonda la filière.
Le gel fiable de janvier devint la signature de la région : les raisins laissés sur souche jusqu'au cœur de l'hiver sont pressés gelés pour le vin de glace, et le grand prix d'Inniskillin à Vinexpo en 1991 annonça le Canada au monde du vin. Le second acte, plus discret, compte tout autant — chardonnay, riesling et cabernet franc de climat frais, issus des replats de l'escarpement, portent désormais la réputation de la péninsule.