Vin rouge

Côte-Rôtie

Robe — Rubis profond, cœur presque noir aux reflets pourpres

  • violette
  • olive noire
  • viande fumée
  • poivre blanc
  • mûre
Bouche
Musclé mais parfumé ; la chair sombre de la syrah que soulève le souffle floral du viognier
Garde
8 à 30 ans
Service
16–17 °C ; carafer les millésimes jeunes

La « côte rôtie » se dresse presque à pic au-dessus du Rhône à Ampuis, face à la Vienne romaine, dont Pline vantait déjà le vinum picatum au premier siècle. Les terrasses sont si raides que tout — raisins, terre redescendue par les orages, vigneron lui-même — se porte à dos d'homme. La légende nomme les deux grands coteaux, Brune et Blonde, d'après les deux filles d'un seigneur, l'une brune, l'autre blonde.

La syrah y est co-fermentée avec un souffle de viognier — l'appellation en admet un cinquième, la pratique bien moins — qui fixe la couleur et donne le parfum : violette, olive noire, viande fumée. Presque abandonnée dans les années 1970, quand les terrasses ne payaient plus leur peine, la Côte-Rôtie fut ressuscitée en une génération jusqu'à la renommée mondiale.

L'assemblage

Composition type moderne

Où il naît

Producteurs

Quelques domaines qui le produisent aujourd'hui — un échantillon, non un classement

À travers le temps

Indice de présence indicatif, 0–100Origines et Antiquité — 30Le Moyen Âge monastique — 25Grandes découvertes et vins mutés — 15Classements et âge d'or — 25Phylloxéra et crises mondiales — 20L'ère moderne et le Nouveau Monde — 60Antiquité30500150017001875195060