On fait du vin sur ces coteaux calcaires depuis Ausone ; la Jurade date de 1199 et la renommée médiévale du vignoble voyagea vers l'Angleterre aussi tôt que n'importe laquelle en Gascogne. Le vin moderne est le chef-d'œuvre du merlot — sept parts sur dix — avec le cabernet franc, le « bouchet » local, pour la violette et une fraîche colonne minérale.
Saint-Émilion est le pôle affable du grand Bordeaux : velours là où le Médoc est tweed, généreux jeune et pourtant frais de calcaire pendant des décennies. Son propre classement, révisé à peu près chaque décennie depuis 1955, entretient la dispute — ce qui fait, vous diront les gens du cru, la moitié du plaisir.