Effervescent

Lambrusco

Robe — Rubis violacé moussant sous une écume pourpre et brève

  • violette
  • griotte
  • mûre
  • rose
  • croûte de pain frais
Bouche
Sec, moussant et vif, une râpe de tanin qui nettoie le palais
Garde
1 à 3 ans ; la fraîcheur est tout
Service
10–12 °C, frais, jeune et souvent

Le lambrusco est le rouge violet et moussant de l'Émilie, une famille de cépages plus qu'un seul : le sorbara donne un brut pâle comme un rosé, tout de griotte et de rose ; le grasparossa vient sombre, tannique, à l'écume pourpre. Sa raison d'être est la table qui l'a vu naître — rien d'autre ne tranche la cuisine de cochon et de crème de l'Émilie, et il se boit frais, jeune et souvent.

Dans les années 1970-80, une version sucrée pour l'export — le « coca italien » — conquit l'Amérique par bateaux-citernes et ruina le nom ; pendant une génération, lambrusco voulut dire bon marché et sucré. La renaissance se bâtit bouteille par bouteille : des vins secs, de facture traditionnelle, dans les zones historiques autour de Modène, jusqu'à ce que les sommeliers du dehors réapprennent ce que l'Émilie n'avait jamais oublié.

L'assemblage

Composition type moderne

Profil de dégustation

Les axes structurels d'une bouteille typique, dérivés de l'assemblage — indicatif, de 0 à 100

Corps
35
Acidité
75
Tanin
40
Sucre
10
Boisé
0
Alcool
45
Aromatique
65
Bulles
85

Où il naît

Producteurs

Quelques domaines qui le produisent aujourd'hui — un échantillon, non un classement

À table

Les plats que ce vin sert le mieux — chaque accord noté sur des axes sensoriels partagés, avec sa raison

À travers le temps

Indice de présence indicatif, 0–100Origines et Antiquité — 15Le Moyen Âge monastique — 15Grandes découvertes et vins mutés — 10Classements et âge d'or — 15Phylloxéra et crises mondiales — 30L'ère moderne et le Nouveau Monde — 55Antiquité15500150017001875195055