Blanc liquoreux

Jurançon

Robe — Vieil or traversé de vert, gagnant l'ambre avec les années

  • ananas
  • coing
  • agrumes confits
  • miel
  • épices douces
Bouche
Onctueux mais tendu sur un fil d'acidité qui le fait danser
Garde
5 à 30 ans
Service
8–10 °C, sur un fromage bleu plutôt qu'un dessert

La légende place le jurançon à un baptême royal : en 1553, au château de Pau, les lèvres du nouveau-né Henri IV furent frottées d'ail et d'une goutte du vin local. L'histoire en fit le vin des baptêmes de France, et il figura en 1936 parmi les toutes premières appellations du pays.

Sa douceur ne doit rien à la pourriture. Les petit et gros manseng restent en treille jusqu'en novembre, se flétrissant au vent sec des montagnes — ce passerillage qui concentre l'ananas, le coing et l'épice sur un fil d'acidité qu'aucun autre liquoreux ne porte tout à fait ainsi. Colette écrivit s'être, jeune fille, donnée à son « prince vert et or », et la formule suit le vin depuis.

L'assemblage

Composition type moderne

Profil de dégustation

Les axes structurels d'une bouteille typique, dérivés de l'assemblage — indicatif, de 0 à 100

Corps
65
Acidité
100
Tanin
0
Sucre
75
Boisé
20
Alcool
70
Aromatique
80

Où il naît

Producteurs

Quelques domaines qui le produisent aujourd'hui — un échantillon, non un classement

À table

Les plats que ce vin sert le mieux — chaque accord noté sur des axes sensoriels partagés, avec sa raison

À travers le temps

Indice de présence indicatif, 0–100Origines et Antiquité — 0Le Moyen Âge monastique — 20Grandes découvertes et vins mutés — 35Classements et âge d'or — 30Phylloxéra et crises mondiales — 20L'ère moderne et le Nouveau Monde — 40Antiquité0500150017001875195040