Vin rouge

Beaujolais

Robe — Pourpre vif aux reflets violets, lumineux dans le verre

  • cerise griotte
  • framboise
  • violette
  • pivoine
  • poussière de granit
Bouche
Peu tannique, juteux, allègre ; un fruit de cerise fait pour être bu plutôt que médité
Garde
1 à 3 ans ; les crus 5 à 10
Service
13–14 °C, légèrement rafraîchi

Le gamay sur le granit, au nord de Lyon — ville qu'arrosent, dit-on, trois fleuves : le Rhône, la Saône et le Beaujolais. La macération semi-carbonique, grappes entières fermentant sous leur propre gaz carbonique, signe le vin : peu de tanin, un fruit de cerise éclatant, un allant qu'aucun autre rouge de France ne possède tout à fait.

Le beaujolais nouveau, lâché le troisième jeudi de novembre, rendit le nom mondialement célèbre dans les années 1970-1980 — et faillit le couler, un océan de vin hâtif aux parfums de banane définissant la région pour une génération. Le renouveau vint des dix crus — Morgon, Fleurie, Moulin-à-Vent entre autres — dont les pentes granitiques prouvent le sérieux du gamay. À boire frais, en pensant aux cerises.

L'assemblage

Composition type moderne

Où il naît

Producteurs

Quelques domaines qui le produisent aujourd'hui — un échantillon, non un classement

À travers le temps

Indice de présence indicatif, 0–100Origines et Antiquité — 0Le Moyen Âge monastique — 35Grandes découvertes et vins mutés — 30Classements et âge d'or — 35Phylloxéra et crises mondiales — 35L'ère moderne et le Nouveau Monde — 55Antiquité0500150017001875195055