Sur la plaine plate et caillouteuse du Campo Rotaliano, à l'extrême nord alpin de l'Italie, le teroldego donne un rouge très coloré, roncier et d'une fraîcheur de montagne que le grand vinificateur André Tchelistcheff tenait pour l'un des plus beaux d'Italie. Apparenté à la syrah et parent du lagrein, il est l'un des rouges autochtones les plus singuliers de la péninsule.
Chargé sur les plaines fertiles, il donne un vin facile et juteux ; taillé court par les vignerons ambitieux de la région — Elisabetta Foradori la première —, il donne tout autre chose, sombre, poivré, minéral et apte à la garde. Peu connu à l'étranger, il est l'un des cépages les plus perfectibles du nord de l'Italie.