Sur la colline chaude de Montalcino, au sud de Sienne, Clemente Santi fut primé en 1865 pour un rouge qu'il nommait brunello ; en 1888, son petit-fils Ferruccio Biondi-Santi le mit en bouteille en pur sangiovese, bâti pour des décennies, à une époque où les rouges toscans étaient assemblés, légers et bus jeunes. Un demi-siècle durant, la famille eut presque seule ce style.
Le brunello di Montalcino fut parmi les premiers vins élevés à la DOCG en 1980, et son identité survécut à sa plus rude épreuve : l'affaire « Brunellopoli » de 2008, où des producteurs furent accusés d'assembler d'autres cépages, s'acheva par le maintien de la règle de pureté. Il reste 100 % sangiovese, longuement élevé sous bois — cerise séchée, cuir et baume, avec des décennies de cave devant lui.