Vin rouge

Barolo

Robe — Grenat trompeusement pâle, disque orangé précoce — la signature du nebbiolo

  • goudron
  • rose
  • cerise séchée
  • réglisse
  • truffe
Bouche
Pâle au verre, massif en bouche : tanin haut, acidité haute, longue vie
Garde
10 à 40 ans
Service
17–18 °C, carafé

Jusque dans les années 1840, le barolo était un rouge doucereux, souvent perlant — les vendanges tardives du nebbiolo rencontraient des caves froides qui arrêtaient la fermentation. La marquise Giulia di Barolo et Camillo Cavour, avec l'œnologue français Louis Oudart, le firent fermenter jusqu'au sec, et la cour de Savoie adopta le résultat : « vin des rois, roi des vins ».

Le nebbiolo est un paradoxe que le verre ne résout jamais : une robe pâle, presque de pinot, sur des tanins et une acidité massifs, le goudron et la rose dans le même souffle. La fin du XXe siècle se disputa son élevage — longues macérations et grands botti contre cuvaisons courtes et barriques françaises — querelle qui modernisa les deux camps.

L'assemblage

Composition type moderne

Profil de dégustation

Les axes structurels d'une bouteille typique, dérivés de l'assemblage — indicatif, de 0 à 100

Corps
70
Acidité
80
Tanin
90
Sucre
0
Boisé
40
Alcool
75
Aromatique
80

Où il naît

Producteurs

Quelques domaines qui le produisent aujourd'hui — un échantillon, non un classement

À table

Les plats que ce vin sert le mieux — chaque accord noté sur des axes sensoriels partagés, avec sa raison

À travers le temps

Indice de présence indicatif, 0–100Origines et Antiquité — 0Le Moyen Âge monastique — 10Grandes découvertes et vins mutés — 15Classements et âge d'or — 50Phylloxéra et crises mondiales — 35L'ère moderne et le Nouveau Monde — 65Antiquité0500150017001875195065