Un temps, Rome le classa plus haut encore que le falerne. Le cécube poussait sur les bas-fonds marécageux, ombragés de peupliers, du sud du Latium, près d'Amyclées, et Pline le plaçait tout en haut de son classement des vins — charnu, capiteux, un vin d'empereurs. Horace le versait à ses heures les plus heureuses.
Sa chute est l'une des rares morts de vignoble antique que l'on puisse dater : Pline rapporte que les travaux du canal de Néron, au Ier siècle, ruinèrent les vignes, et le nom ne s'en releva jamais. Le cécube est donc chose rare — un grand vin nommé dont l'essor et l'extinction figurent tous deux dans les textes — mais, comme tout vin romain, sa saveur reste hors d'atteinte.